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nière Mise à Jour
 ⇒ 03 Décembre 2017
 
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Poèmes.
Le voilier

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti ! »
Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
dit : « il est parti ! »
il y en a d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
« Le voilà ! »
C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.

Il y a des vivants sur les deux rives.

William Blake

 



L'Amour ne disparait jamais

Charles Peguy (inspiré d'un texte écrit par un prêtre irlandais)

La mort n'est rien,
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous,
Ce que nous étions les uns pour les autres,
Nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom
Que vous m'avez toujours donné,
Parlez moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton solennel ou triste,
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble,
Priez, souriez, pensez à moi.
Que mon nom soit prononcé
Comme il l'a toujours été,
Sans emphase d'aucune sorte,
Sans trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié,
Elle est ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé,
Simplement parce que je suis hors de votre vue.
Je vous attends, je ne suis pas loin,
Juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.


 Ne pleure pas si tu m'aimes

"Ne pleure pas si tu m'aimes"
Je suis seulement passé de l'autre côté.
Je suis moi. Tu es toi.
Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
Parle-moi comme tu l'as toujours fait.
N'emploie pas un ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Pris, souris, pense à moi, prie avec moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été
sans emphase d'aucune sorte, sans trace d'ombre.
La vie signifie toujours ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été : le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée ?
Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin...
Tu vois, tout est bien.
Ne pleure pas si tu m'aimes.

SI tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le ciel.
Si tu pouvais d'ici entendre le chant des anges et me voir au milieu d'eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons
et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche !
Si un instant tu pouvais contempler comme moi la Beauté
devant laquelle toutes les beautés pâlissent !
Quoi ! Tu m'as vu, tu m'as aimé dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir,
ni m'aimer encore dans le pays des immuables réalités ?

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient,
et quand un jour que Dieu connaît et qu'il a fixé
ton âme viendra dans le ciel où l'a précédée la mienne,
ce jour-là tu reverras celui qui t'aimait et qui t'aime encore,
tu retrouveras son coeur, tu en retrouveras les tendresses épurées.
Essuie tes larmes et ne pleure pas si tu m'aimes.

Selon Saint-Augustin


Sans Fin

La mort n'est qu'un passage inéluctable.
Je l'ai emprunté.
Je suis maintenant ma route en toute sérénité.
 
Je suis resté moi-même,
l'être que vous avez connu.
Pourquoi pleurer, je n'ai pas changé !
 
Appelez moi toujours comme vous le faisiez avant
Je vous entendrai
Je continue de vous aimer.
 
Il faut reprendre le cours de votre vie.
Ne pas être triste
Le fil ne sera jamais coupé
 
J'ai pris une route différente
Je ne suis pas loin, juste à côté
Je fais partie de vos pensées.
 
Je vous demande de prier, d'enlever ce voile gris
Je suis en pleine lumière
Je suis sur que vous m'apercevez.


Je te veux vivante Maman !

Je pleure mon enfant qui est parti brutalement...
Mais, en même temps, j'entends sa voix qui me dit avec une légère impatience :

« Maman, ne te tracasse pas pour moi,
Maman, n'en reste pas là.
Oui, mon départ t'a fait très mal !
Oui, tu as toujours mal !
Mais tu sais maintenant que c'était un envol, non un naufrage.
Oui, je sais ! Cela est inguérissable.
Mais que cela ne t'empêche pas de penser aux autres et aussi à toi.
Continue à cueillir, Maman, tous les bonheurs de la vie.
Même les plus petits, même s'ils ont un arrière goût de cendre parfois.
Fais-toi plaisir, chante, écoute de la musique, crée quelque chose avec tes mains, crée quelque chose avec ton coeur, avec ta tête!
Sans cesser de pleurer peut-être, mais crée !
Je te veux vivante, Maman !
Que mon départ devienne pour toi source de vie !
Continue, va !
Je t'en prie, n'abandonne pas !
Tu le sais, je suis avec toi tous les jours.
Je te veux vivante, Maman ! »



Le départ d'un être cher

A toi qui as perdu un être qui t'était cher,
Retiens les souvenirs qui t'ont tant fait frémir,
Tu déplores ta tristesse, tu maudis l'éphémère,
Tu rêves de sa main pour pouvoir la tenir,

Il entame une autre ère comme on joue un prélude,
Regarde autour de toi même si tu ne le vois pas,
Offre-lui quelques mots malgré les habitudes,
Ressens donc sa présence car son âme est vers toi,

Il est devenu ange,
Bien heureux et posé il guidera tes pas,
Il veut te sentir bien, que surtout rien ne change,
La mort des âmes n'est pas, écoute le tout bas,

Il viendra te trouver sous forme déguisée,
Et malgré son absence physique, il va te soutenir,
Il te lance un message, celui de continuer,
Sur le chemin de la vie il veut te voir sourire..



"A ceux que j'aime... et ceux qui m'aiment"
( prière indienne )

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi, laissez-moi partir, J’ai tellement de choses à faire et à voir
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié, vous pouvez seulement deviner Le bonheur que vous m’avez apporté.
Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur, Je ne suis pas loin, et la vie continue...
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absente de mon corps, présente avec Dieu.

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer, je ne suis pas là,
je ne dors pas,
je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit. N'allez pas sur ma tombe pour pleurer, je ne suis pas là,

Je ne suis pas morte.